vendredi 16 février 2018

Matinée d’études : La formation de l’analyste le samedi 10 mars 2018 à Paris


Matinée d’études : La formation de l’analyste
À l’occasion de la parution du livre Leçons de psychanalyse. Psychopathologie et psychanalyse clinique pour l’analyste en formation, avec la participation de l’auteur, Franco De Masi,
et d’Annick Sitbon  Patrick Guyomard, Bernard Chervet,
Alain Gibeault, à la Maison des Métallos,
 
le samedi 10/03, de 9h30 à 12h30
94, rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris XI.
Entrée libre, dans la mesure des places disponibles.

mardi 13 février 2018

Citation

Nul ne connaîtra jamais ce qui se passe dans la séance d'analyse, la chose en soi, O ; nous ne pouvons parler de ce que l'analyste ou le patient a le sentiment de vivre, de son expérience émotionnelle - ce que je désigne par T.

Wilfred R. Bion, Transformations, passage de l'apprentissage à la croissance

vendredi 9 février 2018

Citation

Winnicott a introduit un nouvel élément décisif dans la clinique. À partir de sa théorie de l'espace et des phénomènes transitionnels, d'une troisième dimension intermédiaire entre le dehors et le dedans, le sujet et l'objet, il en vient à concevoir la situation analytique comme espace de jeu. Pour lui, un analyste qui serait incapable de jouer ferait mieux de changer de métier.

Joyce McDougall, Après Lacan : le retour à la clinique. Entretiens et introduction par Fernando Urribarri

mardi 6 février 2018

À paraître en mars aux éditions d'Ithaque : "Leçons de psychanalyse : Psychopathologie et psychanalyse clinique pour l'analyste en formation" de Franco De Masi

Leçons de psychanalyse : Psychopathologie et psychanalyse clinique pour l'analyste en formation

À paraître le 10 mars 2018 aux éditions d'Ithaque

Quels modèles théoriques inspirent principalement la psychanalyse actuelle ? Comment comprendre les lois de l’inconscient face à celles de la réalité émotionnelle ? Quelle est la différence entre le transfert et la relation analytique, la dépression mélancolique et la dépression non mélancolique ? Comment travailler avec le contre-transfert ou avec les identifications projectives ? Comment aborder, dans la cure, le narcissisme et la construction des refuges psychiques ? Voici quelques-uns des nombreux sujets auxquels Franco De Masi s’attaque dans cette série de leçons psychanalytiques données à l’Institut de formation de Milan. Pleinement averti des transformations qui agitent la psychanalyse contemporaine, l’auteur passe en revue les fondamentaux de la pratique de l’analyste. Portant haut les couleurs d'une psychopathologie proprement psychanalytique, l’ouvrage contextualise l'émergence de certains concepts-clés et suit leur évolution au fil du temps, fournissant à l’analyste en formation un panorama extrêmement clair et utile de la psychanalyse clinique d'aujourd'hui.

https://www.ithaque-editions.fr/ithpsy030-lessons

mardi 30 janvier 2018

Citation

Les paradoxes sont essentiels pour la vie psychique. A ce sujet, je pense que Winnicott nous a fourni quelque chose de capital : l'idée de ces paradoxes fondamentaux qui doivent pouvoir être admis, vécus, et rester irrésolus. Je suis donc d'accord avec vous pour dire que, à la fin de l'analyse, certains paradoxes doivent s'articuler le mieux possible ; qu'il ne s'agit pas de les surmonter, de les "résoudre", mais de les accepter de la façon la plus personnelle et créative possible.

Joyce McDougall, Après Lacan : le retour à la clinique. Entretiens et introduction par Fernando Urribarri

vendredi 26 janvier 2018

Citation

Il est plus facile pour l'enfant de supporter la mort des parents, ou de s'en remettre, que de supporter les complications provenant de difficultés émotionnelles entre les parents.

Donald W. Winnicott, La nature humaine

vendredi 19 janvier 2018

À paraître en février aux éditions Gallimard : "Des gens ordinaires, avec George Orwell et Donald Woods Winnicott" de Jean-François Le Goff

Le docteur Jean-François Le Goff était un homme intransigeant, comme ses deux héros, et, comme eux, il ne se payait pas de mots. Il a été emporté par une rechute imprévue de ce qu’il ne lui serait jamais venu à l’idée d’appeler une «longue maladie». 
Dans ce livre à son image, à la fois discret et engagé, se côtoient et se rencontrent deux auteurs peu conformes qui ne se sont pas connus : George Orwell (1903-1950) et Donald W. Winnicott (1896-1971) pour qui les gens ordinaires ont été un objet de pensée, d’écriture, de théorie. Orwell, qui prend leur parti les armes à la main en Espagne, finira par rejoindre les marginaux, les quelconques, et par être lui-même marginalisé dans le (petit) monde intellectuel ; Winnicott se battra pour que l’on écoute ce que les ordinary mothers (l'expression revient sans cesse dans ses travaux) ont à dire de leur propre ordinaire, mères banales vivant dans l’East End – quartier défavorisé –, mères aux enfants élevés avec les moyens du bord, femmes aux manières communes, passables, good-enough. 
Être ordinaire, c’est être de tous les jours. C’est aussi le début de la déshumanisation. 
L’écrivain et le psychanalyste ont lutté contre la déshumanisation. Dans de courts chapitres, l’auteur les fait se rencontrer, entre deux pages, deux citations, dans les couloirs de la BBC, dans un courrier. Il juxtapose, éloigne, compare, assemble ou dérange des pièces d’un puzzle imparfait, mais éclairant : pour faire entendre comment l’ordinaire informe les passions et la vie, il faut être soi-même insolite. 
En toile de fond, l’auteur évoque le vif de ses propres engagements et la Julia de 1984 se confond, à la fin du livre, avec une autre Julia, sans doute disparue en Amérique du Sud quand certains, après 1968, ne pouvaient renoncer à la vie extraordinaire et sont devenus des personnages de Chris Marker.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Connaissance-de-l-Inconscient/Le-principe-de-plaisir/Des-gens-ordinaires

mardi 16 janvier 2018

Citation

J'aime beaucoup la dédicace de Winnicott : "À mes patients, qui m'ont tout appris." C'est vrai. J'ai autant appris de Freud que de mes patients.

J.-B. Pontalis, Après Lacan : le retour à la clinique. Entretiens et introduction par Fernando Urribarri

vendredi 12 janvier 2018

Citation

Fernando Urribarri - Vous avez parlé du "paradoxe de l'effet Winnicott" ; à quoi faisiez-vous référence ?

J.-B. Pontalis - Ce n'est pas tellement l'argumentation de Winnicott qui frappe le lecteur ; ce n'est pas la tentative de théoriser l'objet transitionnel, ou que sais-je, qui produit un changement dans la pensée de l'analyste. En fait, son travail modifie plutôt l'écoute. Il y a des lectures qui ont cet effet. Je ne suis pas d'accord, par exemple, avec l'idée d'un vrai ou faux self, mais il y a là une intuition très riche ; elle ne sert pas à cataloguer nos patients - "celui-ci est un faux self !" -, elle permet de penser certains mouvements de la clinique. Cela a éclairé beaucoup de choses à un moment donné.

J.-B. Pontalis, Après Lacan : le retour à la clinique. Entretiens et introduction par Fernando Urribarri

mardi 9 janvier 2018

Vient de paraître : "Interpréter", numéro spécial congrès de la Revue française de psychanalyse vol. 81, n° 5

Revue française de psychanalyse

2017/5 (Vol. 81)

Interpréter

Le thème du congrès interrogeait donc l’activité par excellence du psychanalyste : quand, comment, à quelles conditions, à quelle profondeur peut-on ou faut-il interpréter ? Entre mise en attente et urgence, l’analyste tente de choisir le moment et la formulation susceptibles de provoquer les déplacements ou mutations optimales. Mais l’interprétation est aussi « ce qui lui vient », portée par la dynamique transféro-contre-transférentielle ou la bousculant, instaurant des maillons intermédiaires, comme le montrent les rapports d’Emmanuelle Chervet : « Patient, et interprète. Le domaine intermédiaire » et de Brigitte Eoche-Duval : « L’interprétation analytique, un acte subversif ».


vendredi 5 janvier 2018

Citation

Il m'a fallu très longtemps pour comprendre qu'être en analyse était en soi-même une expérience traumatique et que cela prenait du temps avant de s'en remettre.

Wilfred R. Bion, Bion à la Tavistock

vendredi 8 décembre 2017

Citation

Je considère que Jeu et réalité est un grand livre.

André Green, Genèse et situation des états limites

mardi 5 décembre 2017

Citation

Le mot "carences" se rencontre bien dans les écrits de Winnicott, il reste néanmoins descriptif, sans statut métapsychologique. La notion correspondante qui fait l'objet d'une élaboration attentive est presque inverse : empiètement. Dans le fond il n'y a jamais de carence pour un nourrisson ; pour lui c'est toujours trop, toujours traumatique. La carence est un point de vue d'observateur. Ce qui est défaut, manquement pour ce dernier, est attaque, effraction (des limites du moi) pour la bébé.

Jacques André, Introduction. L'unique objet in "Les états limites"

vendredi 24 novembre 2017

Citation

L'objet transitionnel est un tenant lieu d'une mère interne. Cette internalisation va s'articuler à la capacité de fabriquer des hallucinations négatives (capacité du psychique à rendre absent un objet qui est présent dans le champ perceptif). Aujourd'hui les banalisations grossières de la théorie de l'objet transitionnel (assimilé au "doudou" ou au nounours) nous amènent à repréciser avec Winnicott que ce n'est, bien entendu, pas l'objet qui est transitionnel, mais l'utilisation qui en est faite ! Avec les phénomènes transitionnels, Winnicott met l'accent sur la capacité du psychique à rendre présent intérieurement, grâce à l'activité fantasmatique et hallucinatoire, un objet absent dans la réalité extérieure. [...] Pour halluciner négativement un objet, il faut être capable de l'oublier. On comprend bien que si l'objet primordial répond à chaque sollicitation de l'enfant de manière anxieuse, omniprésente et surprotectrice, l'enfant aura du mal à fabriquer les capacités psychiques qui lui rendront possible de supporter l'absence de l'objet.

Vincent Estellon, Les états limites

vendredi 17 novembre 2017

Citation

Je soutiens que la crainte clinique de l'effondrement est la crainte d'un effondrement qui a déjà été éprouvé.

Donald W. Winnicott, La crainte de l'effondrement

mardi 7 novembre 2017

Bientôt en librairie : "Après Lacan : le retour à la clinique" par Fernando Urribarri aux éditions d'Ithaque

Bientôt en librairie

Après Lacan :
le retour à la clinique


Entretiens avec
J.-B. Pontalis, Jean Laplanche,
Piera Aulagnier, Joyce McDougall,
André Green

par Fernando Urribarri
En présentant douze entretiens tenus entre 1992 et 2011, ce livre restitue une vingtaine d’années de dialogues avec quelques-unes des plus grandes figures du post-lacanisme français. D’abord élèves de Lacan à l’époque du glorieux « retour à Freud », ces psychanalystes allaient bientôt se séparer du maître pour poursuivre leurs propres recherches, prônant un rejet des positions théoricistes et un retour salutaire à la clinique.

Coll. Psychanalyse
232 p. – 22 €
lire un extrait

vendredi 3 novembre 2017

Citation

L'aliénation est le thème fondamental - jamais nommé - de la théorie de D. W. Winnicott.

Roland Gori, "La question Winnicott", Psychanalyse à l'université, Tome 5, n° 17, décembre 1979

vendredi 27 octobre 2017

Extrait de "La fin de l’analyse : des rimes et des routes" de Marcio de Freitas Giovannetti



La contribution de Bion à la pensée kleinienne a été fondamentale, lorsqu’il a introduit la modification du sens de la flèche position shizoparanoïde—post dépressive, retrouvant par là l’esprit freudien d’alternance, simultanéité et complémentarité des processus mentaux. Car tout choix d’orientation implique une rigidification de la pensée et l’enfermement à l’intérieur de l’idéologie d’une époque et d’un groupe. Si la psychanalyse existe c’est justement parce qu’un homme a remis en question l’establishment scientifique de son époque, amenant sur le devant de la scène tout ce qui était relégué au second plan. Et ceci nous confronte à la question de la nécessité de changement de perspective ou de prismes, question qui touche, ainsi que le considérait Bion, à la nature même de la psychanalyse. La parole de l’hystérique était l’autre parole, au temps de Freud. Ce qui n’est rien d’autre que ce que Bion signifie lorsqu’il parle du nouveau, de l’écoute du nouveau. Le nouveau n’est en aucune manière ce qui n’existe pas encore, il est tout autant ce qui n’a pas encore été pensé que ce qui n’a pas été, pour une raison historique ou circonstancielle, considéré important. Les relectures ne sont-elles pas bien souvent plus éclairantes que les lectures classiques ou dogmatiques de nombreux textes ?

Extrait de "La fin de l’analyse : des rimes et des routes" de Marcio de Freitas Giovannetti

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mardi 24 octobre 2017

Présentation des séminaires "Bion in Marrakech"

À New York en 1977, Bion avait suggéré que soit rédigé un livre intitulé « L‘interprétation des faits ». Les « faits » y auraient été traduits en langue des rêves afin de parvenir  à une « circulation à double sens » avec L’interprétation des rêves (où les rêves sont traduits en faits).
Le séminaire « Bion in Marrakech » entend établir cette circulation à double sens entre les analystes internationaux, individus et groupes, s’exprimant en anglais ou en français; entre nos orientations scientifiques et nos contributions imaginaires; et aussi, littéralement, entre Marrakech où s’est tenu  le premier séminaire  en 2013, et Marseille où le séminaire se tient désormais (le titre initial «Bion in Marrakech» a été conservé pour transmettre le désir d’un débat en terrain neutre). En l’occurrence, Marrakech reste un « ailleurs » imaginaire et la matrice d’un rêve fait de désirs et de craintes évoquant Le città invisibili d’Italo Calvino (« Villes invisibles« ).
Le séminaire est une réunion internationale auto-financée, limitée à 50-60 personnes. Contrairement aux grandes rencontres, il est attendu des personnes qui voudront s’y inscrire une participation à l’intégralité des travaux, y compris la session de clôture, afin que la discussion puisse se tisser au fur et  à mesure. Une connaissance approfondie de l’œuvre de Bion n’est pas nécessaire; ce qui importe est de prendre plaisir à discuter le travail clinique.

vendredi 20 octobre 2017

Extrait de l'argument de "L'ennui", Revue française de psychanalyse (Tome LXXX1, n° 4, octobre 2017)

Il serait certainement partiel, et partial, de limiter l’ennui à sa signification relative à son verbe pronominal, « s’ennuyer ». On peut aussi « ennuyer (quelqu’un) », et même « s’ennuyer de quelqu’un ». John Rickman, ce médecin et psychanalyste britannique singulier de la première moitié du XXe siècle, sensible au travail de groupe et à la relation interpersonnelle, a donné de la maladie mentale une définition qui n’a pas échappé à Winnicott : « ne pas être en mesure de trouver quelqu'un capable de vous supporter ». Il y a sans doute ce que tout psychanalyste aurait du mal à évoquer publiquement, tout en en souffrant (ou en s’en irritant) intérieurement, à savoir le patient « ennuyeux ». À un groupe de jeunes prêtres anglicans demandant conseil sur leurs activités d’accueil et d’aide, et sur les moyens de détecter le besoin d’une aide psychiatrique, Winnicott répondait que, « si une personne vient vers vous pour parler et qu’en l’écoutant vous avez le sentiment qu’elle vous ennuie, dans ce cas elle est malade et il lui faut un traitement psychiatrique. Mais si votre intérêt reste soutenu, peu importe la gravite de sa détresse ou de son conflit, dans ce cas vous pouvez très bien l’aider » (M. Khan, 1983).

Hélène Suarez Labat et Vassilis Kapsambelis

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mardi 17 octobre 2017

78e Congrès des Psychanalystes de Langue Française (CPLF) à Gênes (Italie) : Transformations et accomplissements psychiques


78e CPLF à Gênes (Italie)



Du jeudi 10 mai 2018 au dimanche 13 mai 2018 (grand week-end de l’Ascension)


Transformations et accomplissements psychiques


Organisé par la Société Psychanalytique de Paris et l’Association Psychanalytique Italienne, avec la participation l’Association Psychanalytique de France, et des Sociétés Psychanalytiques de Belgique, Brésiliennes de Porto Alegre (SPPA), Rio de Janeiro (Rio 2) et São Paulo (SBPSP), Canadienne, Espagnole, Hellénique, Israélienne, Portugaise, Suisse, des Associations Psychanalytiques d’Espagne, d’Italie et le concours de l’Association Psychanalytique Argentine (APA).


Deux rapports seront présentés :


Sabina LAMBERTUCCI MANN (SPP) :
Vicissitudes des transformations psychiques Le travail de la déformation


Giuseppe CIVITARESE (SPI) :
Traduire l’expérience : le concept de transformation dans Bion et la théorie post-bionienne du champ analytique

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